Mal connue du grand public, cette maladie héréditaire
entraîne une altération profonde du quotidien des personnes atteintes et de leurs
familles. La recherche a besoin de soutien pour progresser.
Organisée
par et le centre de référence pour la maladie de Huntington,
la journée nationale de la maladie d’Huntington a pour objectif d’aider les
personnes atteintes et leur entourage, et de soutenir la recherche
scientifique. Elle permet également de parler de cette maladie méconnue.
Découvrez ses caractéristiques en ces cinq points :
Qu’est-ce que c’est ?
La
maladie de Huntington est une affection neurodégénérative héréditaire qui
entraîne une altération profonde et sévère des capacités physiques et
intellectuelles, indique l’association Huntington France. Elle tient son nom du
médecin qui en a décrit les symptômes pour la première fois, en 1872, Georges
Huntington.
Quels sont les symptômes ?
Les
premiers signes sont très variés et dépendent de chaque personne atteinte. Ils
apparaissent généralement à l’âge adulte. Les symptômes sont aussi bien moteurs,
touchant ainsi la démarche, l’équilibre et provoquant des tics,
qu’intellectuels, avec des sauts d’humeur, de l’agressivité, de l’agitation, de
l’impatience et un repli sur soi. La personne touchée perd peu à peu son
autonomie et a besoin d’aide pour effecteur les gestes nécessaires à sa vie
quotidienne.
Comment se passe le diagnostic ?
Difficile
à établir en raison de la variabilité des symptômes, le diagnostic se repose
essentiellement sur l’étude des antécédents familiaux. Le gène de la
maladie de Huntington a été identifié depuis 1993. On sait désormais que si
l’un des parents est atteint, les enfants courent un risque sur deux d’hériter
du gène qui provoque la maladie. Les personnes à risque ont la possibilité
d’effectuer un test prédictif, mais cette démarche est difficile à entreprendre
en raison du choc éventuel à l’annonce du résultat, dont dépend le futur de la
personne.
Quels sont les traitements ?
La
maladie ne peut pas être guérie pour le moment, mais des traitements permettent
d’en limiter les effets et de prolonger la durée de vie du patient. Le
diagnostic est un traumatisme pour la famille, mais le soutien de l’entourage,
ainsi que des équipes médicales spécialisées et des associations, est essentiel
pour maintenir une certaine qualité de vie. Lorsque la maladie atteint un stade
avancé, les proches ne sont pas suffisants et des aides thérapeutiques sont
nécessaires.
Où en est la recherche ?
Les
chercheurs du monde entier travaillent pour trouver un moyen d’arrêter
l’avancement de la maladie. Des traitements, médicamenteux ou autres, sont
actuellement à l’étude, indique l’association Huntington France.


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